Archive pour la catégorie 'Mesures en faveur des PME dans les marchés Publics'

Grand d’Esnon remplacé par Catherine Bergeal

Vendredi 2 novembre 2007

Lors du conseil des ministres du jeudi 25 octobre 2007, Madame Catherine Bergeal a été nommée au poste de directrice des affaires juridique au ministère de l’économie , des finances et de l’emploi et au ministère du budget,des comptes publics et de la fonction publique.

En détachement, elle occupait, depuis 2002, la fonction de directrice des affaires juridiques au ministère de la Défense.
Par ailleurs, elle a rédigé de nombreuses ouvrages et a enseigné à l’ENA.

Cette nomination prendra effet à compter du 1er novembre 2007, Madame Bergeal succédera à ce poste à Monsieur Jérôme Grand d’Esnon.
Membre du Conseil d’Etat où durant plusieurs années, elle exerça les fonctions de commissaire du gouvernement chargée du contentieux des marchés et des contrats publics.

Les PME dans les marchés publics aidés par le Grenelle de l’environnement

Vendredi 2 novembre 2007

Le Grenelle de l’environnement fixe des objectifs qui offrent de nombreuses perspectives de marchés publics pour le secteur du bâtiment et des transports . En ce qui concerne les transports, deux programmes de construction de lignes à grande vitesse sont prévues ainsi que le développement de transport en commun tels que le tramway.

Dans le secteur du bâtiment, la réduction de la consommation d’énergie est le point central.
Les bâtiments neufs devront d’ici 2012 passer d’une norme actuelle de 260 kwh/m² à une norme de 20 kwh/m², l’ancien n’est pas en reste, un plan de rénovation des bâtiments anciens est prévu, ce plan comporte notamment l’obligation de rénovation des logements particuliers à chaque changement d’occupant.

La Commission des affaires économiques du Sénat prépare le Small Business Act à la Française

Vendredi 24 août 2007

Le 24 juillet 2007, la Commission des affaires économiques du Sénat a auditionné la ministre de l’économie Christine LAGARDE, ainsi que Hervé NOVELLI , secrétaire d’Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur.

Lors de cet entretien, la ministre a précisé plusieurs points de la mission qui lui a été confiée par le Président de la République notamment l’adoption d’un « Small Business Act à la française » : sa préparation a été déléguée au secrétaire d’Etat aux entreprises et au commerce extérieur et une mission sur le sujet a été confiée à Lionel Stoleru.

L’intérêt pour le SBA n’est pas nouveau, au cours de la précédente législature, la France avait entrepris de convaincre ses partenaires européens de l’opportunité de faire évoluer les membres de l’OMC sur cette question, lors de la renégociation de l’AMP (accord sur les marchés publics)

Il est à noter que lorsque l’actuelle ministre de l’économie, était ministre délégué au Commerce extérieur,elle a défendu devant la Commission européenne, en octobre 2006 , l’idée d’un SBA à l’européenne pour que ce l’Union européenne en tant que membre de l’OMC négocie aux cotés de ses États membre favorables à cette dérogation dont la France fait partie.

À la rentrée, Hervé NOVELLI, qui a donc en charge le dossier des PME et par conséquence celui du SBA, animera, à l’Assemblée Nationale, un colloque relatif au SBA à la française. Le ministre de la Défense, Hervé MORIN, participera à cette manifestation compte tenu de l’importance de la commande publique dans ce secteur.

L’adoption d’un Small Business Act à la française favorisant l’environnement économique des petites et moyennes entreprises, pourraient figurer dans la “loi de modernisation de l’économie”.

Cette loi devait être présentée aux chambres au printemps 2008, trois commissions travaillent sur ce projet dont la commission Stoléru sur le « Small Business Act à la française »

Lors de la réunion de travail du 20 août réunissant Nicolas Sarkozy, François Fillon et quelques ministres, dont Christine Lagarde, et Eric Woerth, ministre du Budget, et Hervé Novelli, la relance de l’investissement des entreprises a fait partie des thèmes abordés.

Les prévision de croissance pour 2007 étant revus à la baisse, le gouvernement devrait présenter à la rentrée un projet de loi de modernisation de l’économie. Ce projet devrait prévoir l’adoption d’un « SBA à la française » garantissant en particulier un accès privilégié aux marchés publics.

Revenons sur l’historique. Le système américain, adopté en 1953, offre 20% du volume total des grands marchés publics et la totalité des marchés inférieurs à 50 000 euros aux PME. Les américains et les canadiennes entre autres, ont finement négocié en 1994 pour obtenir une dérogation lors de la signature de l’Accord sur les marchés publics dans le cadre de l’OMC. Cette dérogation a pour finalité d’exclure l’application de l’AMP aux dispositifs préférentiels d’accès des PME aux marchés publics.

La volonté de la France dans le cadre de la renégociation de l’AMP est d’établir les conditions d’une concurrence égale avec ses partenaires en pouvant favoriser les PME dans le cadre des marchés publics.

Aujourd’hui, la réglementation de l’AMP (l’Accord sur les marchés publics de l’OMC) interdit à l’Union Européenne de prendre des mesures pour favoriser l’accès des PME aux marchés publics, contrairement à d’autres pays, qui comme les États-Unis ou le Canada, disposent depuis longtemps d’une dérogation les exonérant de cette contrainte à l’OMC.

Le comité Richelieu et le Pacte PME se voient confier une mission pour la mise en place d’un SBA à la française

Mercredi 1 août 2007

Christine Lagarde, ministre de l’économie vient de confier une mission au Comité Richelieu, sur la possibilité de mettre en place un « Small Buisness Act à la française ».
Ces derniers temps, il semblerait que le gouvernement s’active pour mettre en place des mesures favorisant les PME, notamment par l’instauration d’une part des marchés publics aux PME.

Le site du Comité Richelieu

Les initiatives européenne en faveur des PME dans la commande publique

Mercredi 1 août 2007

En 2001, la commande publique représentait en Europe 1 429 milliards deuros de dépense, soit 16% du PIB europée. Selon l’Union Européenne, le pourcentage des PME en Europe est plus de 90% de l’ensemble des entreprises. Il est donc apparu indispensable pour la Commission Européenne d’accroître progressivement la part des PME dans la commande publique. Depuis l’Accord sur les Marchés Publics (AMP) entré en vigueur en 1981 et négocié lors du Tokyo Round, les pays membres de l’Union Européenne doivent réglementer une concurrence internationale équitable dans les marchés publics. L’accord favorise les recours pour lutter contre la discrimination dans l’attribution des marchés. Afin de faire respecter l’accord supranational, l’Union Européenne a rédigé plusieurs directives à destination des acheteurs des administrations publiques. Les dernières directives en date sont les directives 2004/18/CE et 2004/17/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004. L’AMP encourage l’accès équitable de toutes les entreprises aux marchés publics. Ce sont les prémisses de la volonté politique au niveau européen de favoriser l’accès des marchés publics aux PME. Ainsi l’Europe définit sa politique envers les marchés publics de la manière suivante : « La politique de l’Union Européenne en matière de marchés publics a pour objectif d’établir dans ce secteur une concurrence loyale, ouverte, qui permette aux fournisseurs de tirer pleinement parti du marché unique et aux pouvoirs adjudicateurs d’opérer librement un choix dans un éventail d’offres plus comparatives et plus nombreuses . Dès 1998, un rapport de communication de la Commission Européenne70 préconise de « développer un environnement favorable aux entreprises et notamment aux PME ». Cette volonté d’aider les PME à accéder aux marchés publics est pris en compte depuis de nombreuses années. Dès 1998, la Commission préconise :


  • l’amélioration de l’information à destination des PME ;
  • la reconnaissance des entreprises ne disposant pas de référence auprès d’une administration ;
  • La possibilité de faire passer le processus achat par Internet.


Fréquemment la Commission Européenne rappelle la nécessité de faciliter l’accès des marchés publics pour les PME, par exemple en 2002 dans un de ses rapports71, l’organisme européen insiste sur la nécessité d’accroître l’utilisation des NTIC pour favoriser l’accès d’un plus grand nombre d’entreprises aux marchés publics européens et nationaux.
En 2003, le conseil et le parlement européen ont voté une réelle mesure pour donner du poids à leurs initiatives. Il s’agit du paquet législatif sur les marchés publics. « Le paquet législatif permet de mettre les objectifs politiques de l’Union en adéquation avec ses moyens financiers. Chaque programme a des objectifs, une durée et des ressources spécifiques, qui sont indiqués dans un texte législatif («bases légales»). La Commission présente des propositions de bases légales à intervalles variés, dans les «paquets» de propositions. Dans certains cas, plusieurs bases légales se rapportent à un seul programme. Il peut donc y avoir moins de programmes que de bases légales. Le paquet législatif actuel comprend 26 propositions révisées et 5 propositions nouvelles, couvrant un grand nombre de programmes et de domaines politiques de l’Union Européenne »72. Le paquet législatif sur les marchés publics a deux objectifs :

  • simplifier et clarifier les directives communautaires concernant les marchés publics
  • les adapter aux nouveaux besoins de gestion dans un environnement économique en mutation74.


Il s’agit donc ici d’une volonté politique forte dans le but que les États membres transposent les directives de la Commission. L’une des volontés de la Commission est l’harmonisation des procédures pour faciliter l’accès des PME aux marchés publics. Un exemple de cette harmonisation, résultant du paquet législatif, est le décret n°2005-1737 du 30 décembre 2005 modifiant les seuils mentionnés dans le code des marchés publics75.

En accord avec l’AMP, par volonté de transparence, l’Union Européenne impose de publier les plus gros marché au JOUE76. Pour faciliter la consultation de ces annonces, l’Europe a mis en place une mesure simple en supprimant un obstacle à l’accès des PME aux marchés publics : le regroupement des annonces européennes et des aides sur un portail Internet unique. Ce portail de Système d’Information sur les Marchés Publics (SIMAP) est consultable à l’adresse : http://simap.europa.eu et en lien direct avec la base de données des annonces Tenders Electronic Daily (TED). Ces sites sont consultables dans les 20 langues officielles de l’Union Européenne. Contrairement aux portails Internet des administrations françaises, celui des marchés publics européens est centralisé. Il est indéniable que cette centralisation facilite l’information et l’accès aux ressources des entreprises (dont les PME) qui souhaitent répondre à un marché public européen. Toutefois, bien que l’information des marchés européens soit correctement diffusée, les PME ont du mal à formuler une réponse pour des appels d’offres d’un montant si important77

 

 

 

70 Communication de la Commission, Les marchés publics dans l’Union Européenne, 1998.

 

71Rapport de la Commission, Réforme économique : rapport sur le fonctionnement des marchés communautaires des produits et des capitaux, 2002.

 

73 L’ensemble des détails sur la législation des marchés publics est consultable sur le site Internet de la Commission Européenne

 

74 Cornillard S., 2004 : PME et marchés publics, p.56, Paris, Regards sur les PME - L’agence des PME.

 

76 La publication au JOUE concerne les marchés de fournitures et de services d’un montant supérieur ou égal à 420 000 euros HT et pour les marchés de travaux d’un montant supérieur ou égal à 5 270 00 euros HT.

 

77 4,8% de l’ensemble des PME européennes ont tenté de répondre à un appel d’offres de marché européen et une sur deux, le plus souvent des PME de 50 à 249 salariés a remporté au moins un marché. Etude extraite de, PME et marchés publics, p.55, Paris, Regards sur les PME - Cornillard S., 2004, L’agence des PME issue de l’étude sur la taille des marchés publics de l’OCDE.